Circuit du Patrimoine « Nos sites secrets »

Partez à la découverte du patrimoine de Montferrier-sur-Lez : au fil d'un circuit de 23 étapes, du château médiéval à la chapelle de Baillarguet, en passant par l'église Saint-Étienne, l'Aqueduc ou encore les ruelles chargées d'histoire, redécouvrez les secrets et anecdotes de notre village.

Film - "Nos sites secrets"

Le plan des sites secrets

Poterne du château

Une poterne est une petite porte intégrée aux murailles d’une fortification de façon discrète, elle permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant. Au Xe siècle, le château de Montferrier était fortifié et protégé par une épaisse muraille continue et percée de deux portes.
Les guerres de religions ont entrainé des modifications et destructions successives de son enceinte. La poterne du château de Montferrier-sur-Lez (dont on ne connait pas avec précision la date de construction, entre le XIIIe et le XVe siècle) est un vestige de ce passé militaire de la cité dont le destin fut définitivement scellé en 1622, lorsque les murailles furent détruites sur ordre du Cardinal de Richelieu qui craignait que les adeptes de la religion réformée ne s’en emparent à nouveau. Aujourd’hui, les deux meurtrières d’artillerie, au pied de l’escalier, attestent de son passé défensif. Au niveau supérieur, une quinzaine de canons étaient encore postés à la Révolution.

Rue des Escanas

Le mot « escanas » provient du verbe transitif occitan « escanar » qui signifie « étouffer, étrangler ».

Le caractère étroit de cette rue où il était peut-être imprudent de s’aventurer la nuit, a certainement conduit au choix de ce nom.

À l’angle de cette étroite rue, un linteau cintré au-dessus d’une porte présente des inscriptions gravées dans la pierre. Est-ce l’emplacement d’origine du linteau ? Rien ne permet aujourd’hui de l’attester. En revanche, une date apparaît sur la pierre de droite (1620 ? 1020 ? 1620 plus probable), avec de part et d’autre des lettres gravées, B à gauche et J à droite (de nos jours, on ne fait plus que deviner le J). Une équerre et un compas entrecroisés ont été burinés dans un losange inscrit dans un carré, formant plusieurs triangles ; c’est la signature des compagnons du devoir, ouvriers tailleurs de pierres qui sillonnaient le territoire pour parfaire leur expérience professionnelle et humaine de bâtisseurs.

Terrasses du château

Le château de Montferrier domine la pente abrupte de la colline, sur laquelle s’étendent deux étages de terrasses en gradins.

Ces terrasses ont connu de nombreuses modifications du Moyen Âge à nos jours, passant de terre-plein de l’enceinte fortifiée à de magnifiques jardins en escaliers.

En 1685, un fils du reconstructeur du château, Jean-Antoine du Vidal de Montferrier, fit dessiner une partie des jardins pour son épouse, petite fille du capitaine Brosse, compagnon de chevauchées du roi Henri IV ; cette partie porta le nom de « Jardin de Madame ».

Il y eu des invités prestigieux tels que Monsieur, frère de Louis XIV.
En 1721, l’ambassadeur de la Sublime-Porte, Mehemet-Effendi se rendit à Montferrier accompagné de sa suite. Il offrit à ses hôtes un spectacle de tir à l’arc à couper le souffle avec de somptueux costumes et chevaux arabes.

Horaires d’ouverture : mercredi et vendredi de 14h à 17h

Cour d’honneur du château

Montferrier figurait déjà comme lieu fortifié à une époque
où le nom de Montpellier n’existait pas.

En effet, le site du village fut choisi dès l’époque gauloise comme lieu de défense puis comme oppidum, pendant l’occupation romaine. Plus tard, Montferrier fut un petit bourg médiéval dont il subsiste encore quelques vestiges de l’enceinte ainsi que du château fort.

Après la destruction des remparts, ordonnée par Richelieu (1627), la reconstruction du château fut entreprise au XVIIe siècle, à la fin du règne de Louis XIII.

Plus tard, Antoine du Vidal (1701-1786) marquis de Montferrier par lettres patentes royales, embellit le château, résidence d’été de la famille, notamment avec ses terrasses étagées qui descendaient jusqu’au Lez. Vous ne voyez plus aujourd’hui que sa splendeur passée car le château fut pillé pendant la Révolution. La Mairie occupe ce qui était autrefois une aile du château.

François-Xavier FABRE

Fils d’un peintre en bâtiment, aux revers de fortune, il fut mis en apprentissage dans les cuisines du marquis de Montferrier.

Le petit marmiton avait pour habitude de griffonner, en douce, des dessins à l’envers du livre sur lequel le cuisinier inscrivait tous les jours les repas proposés au marquis.
Un jour, prenant le livre à l’envers, le marquis découvrit les griffonnages maladroits mais prometteurs. Après enquête, il fut établi que le marmiton en était l’auteur. Le marquis le fit aussitôt comparaître devant lui.
L’enfant se présenta tout tremblant craignant une réprimande sévère. Il n’en fut rien, le marquis fit preuve de beaucoup d’intérêt et de bienveillance et lui fit même prendre des cours de dessin auprès de son ami monsieur de Joubert.

En 1783 il l’emmena avec lui à Paris où il fut pris dans l’atelier du peintre Vien, et après perfectionnement dans l’atelier de David.
Il remporta le prix de Rome en 1787.

Fabre, devenu alors célèbre, fit la connaissance en Italie de la comtesse d’Albany, riche veuve, qu’il épousa en secret et avec laquelle il vécut à Florence.

Il mourut en 1837 à l’âge de 71 ans. Il légua à Montpellier, sa ville natale, sa magnifique collection de tableaux, que nous pouvons désormais voir au musée « Fabre ».

Le salon de musique

Ce salon est la seule pièce classée du château, il a conservé sa décoration d’origine.
C’est de nos jours la salle du conseil et des mariages.

Les gypseries, moulages de plâtre et d’eau, représentent les allégories des arts libéraux, à savoir :

    • La peinture
    • La géométrie
    • La musique
    • La sculpture

Encadrant les embrasures, on remarque des guirlandes de fleurs ainsi que des portraits d’empereurs.
Une cheminée en marbre trône dans le salon, délicatement sculptée d’un motif végétal.

La table de la mairie a une histoire peu banale …
Tout d’abord, exceptionnelle par sa taille, 4,20 m de long sur 1 m de large, six jambes travaillées dans le style Louis-Philippe, en bois de noyer, cette table fut l’objet de convoitises pendant l’occupation.

Saisie en 1943 pour être installée au château Mas de Paul à Clapiers où se tenait une garnison allemande, elle fut ramenée au château en 1944 par Marius Tourrière, unique transporteur à Montferrier pendant la guerre.

Son dévouement nous doit aujourd’hui d’admirer cette superbe pièce.

Place du Presbytère

Le terme « canourgue » (canonge ou canorgue) a des origines occitanes, il signifie à la fois le chanoine, le désœuvré ou le moine mendiant.
Cette place était la cour du presbytère.

De cette place en surplomb la vue est particulièrement splendide sur les terrasses du château et la vallée du Lez. Ce lieu reste un endroit de quiétude, propice à la contemplation, à la rêverie, à la lecture sous les tilleuls. Une fontaine ornée d’une tête de lion sculptée se cache dans la verdure !

Albert Masri (1927-2020), artiste international

Venu du Caire où il est né, Albert Masri a choisi de s’installer à Montferrier. Il a suivi des études de médecine pour finalement s’adonner à sa passion, le pastel, et la technique apprise alors qu’il était chez les jésuites en Égypte. Avant tout pastelliste, mais également peintre, sculpteur, céramiste, graveur, dessinateur, c’est un artiste aux multiples facettes.

Touche à tout génial, amoureux des matières, ses inspirations sont diverses : le bassin méditerranéen, la vie quotidienne, les villages, les marines, les nus…
Du figuratif stylisé, des harmonies de couleurs très travaillées sont sa signature.
Avec lui, nous faisons un voyage au cœur de la poésie des pigments.

« Je ne cherche pas seulement le sentiment de la couleur, mais la couleur du sentiment »

« Le peintre ne dispose que de trois mots : le bleu, le jaune et le rouge, à la différence du poète qui en a des milliers »

L’Eglise Saint-Etienne

L’église Saint-Etienne fut construite au XIe siècle.
Avec sa tour crénelée, elle se dresse sur une éminence qui la rend visible de très loin aux alentours.

À l’arrière du chœur, des orgues basaltiques rappellent que Montferrier est bâti sur un ancien volcan.
De style roman, l’église fut remaniée comme le témoigne le grand porche ogival ainsi que les colonnes de style gothique.

Parmi les trésors à l’intérieur, figurent un chœur pentagonal du XIIe siècle, un Saint-Jérôme attribué à l’école du Caravage (1571-1610), un maître-autel du XVIIIe siècle de style baroque, une chaire remise en état pendant la Restauration (1815-1830), sans oublier un vitrail à l’effigie de Saint-Étienne, premier martyr chrétien, patron de l’église et une statue de Saint Roch.

Le Saint Roch de l’église Saint-Etienne

Saint emblématique natif de Montpellier en 1350, nous le retrouvons tout naturellement dans l’église Saint-Etienne de Montferrier, dans sa tenue de pèlerin et accompagné de son fidèle chien, à la fois pourvoyeur de nourriture (pain) et guérisseur de ce terrible mal qu’est la peste, attrapé par son maître.

Saint Roch est considéré comme un Saint guérisseur de toutes les pandémies humaines, également un protecteur des espèces animales.
Sa légende est restée vivace dans la mémoire des hommes jusqu’à nos jours, tant et si bien qu’il est devenu le Saint protecteur des vignerons lors de l’épidémie de phylloxera, ainsi que le patron de multiples confréries telles que les chirurgiens, les médecins, les dermatologues ou encore les fripiers, et dont le renom s’est étendu au monde entier.

La France et l’Italie lui vouent une admiration sans bornes pour son engagement auprès des pauvres, des malades et des laissés pour compte.
Invoquer Saint Roch est devenu un gage de guérison pour celles et ceux que se réfèrent à cet humble pèlerin.

Chevet de l’église sur socle de basalte

Sur les photos ci-contre, nous notons les différents éléments qui composent la façade Est de l’église.

L’église est posée sur la cheminée d’un volcan ; on peut voir notamment que le chevet de celle-ci repose pour une petite partie visible sur un socle de prismes de basalte ; prismes de basalte que nous retrouvons à plusieurs endroits dans la partie circulaire du village.

En effet, le village de Montferrier a été construit sur les vestiges d’un ancien volcan vieux de 24 millions d’années. Le passé éruptif du village est reconnu dès le XVIIIe siècle.

Place du bassin

Montferrier et son approvisionnement en eau… toute une histoire.
Comme dans tous les villages de l’époque, les villageois devaient se rendre à la source, ici à la source de la grand font ou au puits de l’allée des platanes.

En 1839, une terrible sècheresse sévit ; il en découle des restrictions d’eau. Une citerne construite derrière l’église devient source de litige. Le Sieur Doumergue donne ou vend l’eau de la citerne à qui bon lui semble.

En 1894, une citerne est construite devant l’église pour recueillir l’eau de pluie.

Juillet 1903, un réservoir en ciment remplace la citerne dont l’eau est devenue impropre à la consommation. Il est alimenté par un puits doté d’une pompe surmontée d’une éolienne.

Décembre 1903, Montferrier est inondé. Le réservoir se fissure et déverse 150m3 d’eau qui dévalent les rues et inondent certaines maisons jusqu’à 1m de hauteur ; plus de peur que de mal !

1904, ce réservoir est reconstruit.
1953, enfin l’eau courante au village !

Porche, entrée nord de l’enceinte médiévale (rue du Four)

Le porche, vestige de l’enceinte médiévale, détruite sur ordre de Richelieu, marque l’entrée des anciens remparts située au nord de la rue du Four.

Sous la voûte du porche, côté droit, une porte donne accès au four banal hors service et aujourd’hui privé.
C’est là que les villageois ainsi que les habitants de Baillarguet venaient faire cuire leur pain. Lorsque la fumée s’échappait de la cheminée, le signal était donné pour débuter la cuisson.

Une fois le porche passé, nous empruntons la rue du four qui longe les anciens remparts où se trouvent des Casemates, caves voutées, qui datent d’au moins 600 ans. Ces caves permettaient aux gardes de surveiller la vallée et servaient également de garde-manger.

Plan de la croix de Mission (Croix du Mercredi)

Au XIXe et au début du XXe siècle, des missions itinérantes passaient de village en village, afin de rechristianiser les paroisses. Les sessions de prêches duraient plusieurs jours. Après leur passage on posait une croix commémorative en ferronnerie payée par les fidèles.

Cette croix en ferronnerie, a remplacé celle en pierre, tel qu’en témoigne le dessin ci-contre réalisé en 1824 par Jean-Marie Amelin.

La rue des deux croix, croix de Mission à un bout et croix du Belvédère à l’autre, nous conduit à la rue du Belvédère.

Croix en pierre du Belvédère (Croix du lundi, premier jour des Rogations)

La croix du Belvédère est une des rares croix en pierre qui ait résisté aux outrages du temps. En effet, la plupart d’entre elles ont été remplacées par des croix en métal.

Cette croix est très ancienne. Il s’agit d’une croix de Rogation, du latin rogatio ou rogare qui signifie demande ou action de demander. Cette croix en pierre était le lieu d’une procession conduite par le prêtre afin de bénir la plaine en direction de Baillarguet et d’obtenir la protection divine contre les calamités naturelles, orages, gel, grêle et épidémies. Ces processions qui précédaient l’Ascension, se sont poursuivies jusqu’au milieu du XXe siècle. Elles auraient été initiées par Saint-Mamert (un des « saints de glace ») depuis le Ve siècle. On imagine l’importance de ces dévotions pour les villageois qui imploraient la clémence du ciel pour le travail des femmes et des hommes dans les vignes exposées aux colères des éléments.

Le Clos des PYRA MIDES et Croix du Mardi (rue du Clos)

Vous êtes rue du clos, en direction de la 3e croix de rogation de votre parcours, la croix du mardi, et vous allez longer un mur imposant sur votre droite.

Arrêtez-vous devant deux piliers surmontés de deux pierres taillées en pointe ; elles représentent des pyramides avec l’inscription PYRA gravée sur le pilier gauche et MIDES sur le pilier droit ! Continuez à longer cet épais mur de pierres jusqu’au chemin neuf ; il s’agit d’un clos dont le nom se rapporte au passé viticole de cet espace fermé. À la pointe du clos, la 3e croix, celle du mardi. Prenez à droite afin de découvrir la symbolique originale de son nom PYRA et MIDES.

Le Clos des PYRA MIDES (chemin Neuf)

Vous êtes chemin Neuf et ferez la même découverte : celle d’une entrée aujourd’hui « close » avec les mêmes piliers et les mêmes inscriptions : PYRA MIDES.

Ce clos si particulier fut construit par un fusilier d’artillerie des armées de Napoléon Bonaparte qui s’appelait André BONNAUD. Il édifia cet ouvrage étonnant lorsqu’il revint à Montferrier-sur-Lez en Mars 1801 après avoir « bataillé » en Italie, Egypte et Syrie d’où il rentra blessé.
Il voulut honorer la bataille des Pyramides en Egypte qui eut lieu le 21 juillet 1798 (3 Thermidor an VI). Il participa à cette bataille opposant l’armée française d’Orient, commandée par Bonaparte aux forces Mamelouks commandées par Mourad BEY.

Le clos PYRA MIDES honore ce fait d’armes.

L’aqueduc de Montferrier-sur-Lez

De nos jours, l’aqueduc mesure 17 km, les ¾ datent du XVIIe siècle.
Il relie le château d’eau du Peyrou à la source de Saint-Clément dans un premier temps, puis sera prolongé jusqu’ à la source du Lez pour faire face à la population croissante.

Durant 4 siècles, de Philippe V le Long à Louis XIV, l’aqueduc est resté à l’état de projet.

Un arrêt du Conseil d’État du Roy du 11 avril 1752 précisa l’accord de Louis XIV ainsi que les modalités de financement.

Ce n’est qu’en 1754 que l’ingénieur Henri Pitot a enfin pu démarrer la construction de l’édifice qui allait alimenter la ville de Montpellier en eau.
L’aqueduc a été inspiré du pont du Gard, réalisé 17 siècles auparavant par les romains.

Il fallut 12 ans de travaux pour réaliser les 7 134 toises (13 904 m) de l’aqueduc avec un dénivelé de 9 m et un débit de 25 l/s pour une population de 30 000 habitants.

Mise en service le 7 décembre 1765 de l’aqueduc. La population montpelliéraine se masse sur la place royale pour entendre le bruissement de l’eau pure et douce de Saint-Clément. Mais le précieux liquide se fait attendre. L’archevêque de Narbonne, président-né des États du Languedoc, fait alors preuve d’impatience et adresse à messire Pitot une violente incise : « Monsieur le mécanicien, on m’affirme que les eaux de Saint-Clément ne monteront pas jusqu’ici ». L’Académicien amusé répond alors : « Il est vrai monseigneur, elles ne monteront pas, elles descendront. »

L’édifice a volontairement été surdimensionné afin d’amortir un afflux massif d’eau (crues…) ; des ouvrages ont été conçus à cet effet : réservoirs, déversoirs et, au XIXe, les cheminées d’équilibre.

L’Église de la Gleizasse

Si près du hameau de Baillarguet, et pour cause, ce qu’il reste de l’église romane de la Gleizasse se dénomme aussi Saint Barthélémy de Baillarguet ! Ou encore Saint Barthélémy de Albananicis selon la vieille chronique de Maguelone.

Ce prieuré semble remonter au XIe siècle, puisque sa construction est déjà évoquée autour de l’année 1080, sur un domaine gallo-romain, propriété d’un certain Albanus.

Rattachée au chapitre de Maguelone dès 1144, cette église, initialement imposante par ses dimensions, fut saccagée et détruite lors des affrontements qui opposèrent catholiques et protestants, pour quasi disparaître à la fin du XVIIe siècle. Les pierres de la Gleizasse, qui vient de l’occitan « gleize » qui signifie église, ont servi en grande quantité afin d’agrandir l’église de Montferrier, ainsi que pour bâtir la chapelle de Baillarguet.

La chapelle et le château de Baillarguet

Si la chapelle subsiste sur le belvédère du hameau de Baillarguet, le château n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.

Seule une bâtisse qui a servi quelques années de lieu de villégiature pour des prêtres retraités du diocèse, résiste encore aux assauts du temps ! Pourtant, ce château dessiné par le peintre Jean Marie AMELIN, fut une place forte à l’époque médiévale au même titre que l’enceinte fortifiée du château de Montferrier. Il resta sous la protection du marquisat de Montferrier jusqu’à la révolution de 1789. Il est attesté que les 2 châteaux étaient reliés par un souterrain qui fut probablement utilisé lors des guerres de religions. Le Cardinal Richelieu enleva tout caractère militaire à ces places fortes du Languedoc et fit détruire toutes les défenses existantes.

La chapelle de Baillarguet, entretenue grâce aux soins d’une association très active, mérite votre visite, ainsi que le cimetière attenant qui recèle un étonnant calvaire, copie d’un calvaire breton, jadis situé place de la Canourgue à Montferrier.

Le charme de cet édifice rebâti au XVIIIe sur une base romane du XIe siècle, vous envoutera avec, de surcroît, une vue imprenable sur le village de Montferrier-sur-Lez.

L’histoire de Montferrier-sur-Lez

Perché sur un piton volcanique dominant la vallée du Lez, le village compte aujourd’hui environ 4 200 habitants. Son château du XVIIe siècle abrite la Mairie ; son église romane date du XIe siècle. Reconnue pour son pôle de recherche en développement durable, la commune abrite le campus international de Baillarguet.