L’église Saint-Étienne

Arrêtez-vous à l'église Saint Étienne, un trésor montferrierain qui a traversé l'histoire , et apprenez l'histoire du Saint-Roch de l'Église.

Église Saint Étienne

L’église Saint-Etienne fut construite au XIe siècle.

Avec sa tour crénelée, elle se dresse sur une éminence qui la rend visible de très loin. À l’arrière du chœur, des orgues basaltiques rappellent que Montferrier est bâti sur un ancien volcan. De style roman, l’église fut remaniée comme en témoignent le grand porche ogival et les colonnes de style gothique.

Parmi les trésors à l’intérieur, figurent un chœur pentagonal du XIIe siècle, un Saint-Jérôme attribué à l’école du Caravage (1571-1610), un maître-autel du XVIIIe siècle de style baroque, une chaire remise en état pendant la Restauration (1815-1830), sans oublier un vitrail à l’effigie de Saint-Étienne, premier martyr chrétien, patron de l’église, et une statue de Saint Roch.

Des peintures murales médiévales découvertes dans l’église Saint-Étienne

L’église Saint-Étienne, qui domine le village depuis son promontoire, vient enrichir encore davantage le patrimoine de Montferrier-sur-Lez, avec la découverte de peintures murales médiévales.

Une découverte inattendue

C’est à l’occasion de travaux réalisés dans l’église qu’une chute d’enduit de plâtre, provoquée par une infiltration en toiture sur le mur ouest, a révélé des peintures jusqu’alors insoupçonnées.

L’état de conservation des peintures étant particulièrement fragile, la commune a rapidement fait intervenir une spécialiste de la conservation et de la restauration des œuvres d’art, en lien avec l’architecte des bâtiments de France.

Les premières observations ont permis d’identifier une scène religieuse datant de la période romane-gothique. Une scène figurative apparaît sur le mur, avec plusieurs personnages. Quatre visages sont notamment visibles, dont trois entourés d’un nimbe, ou auréole.

Une partie du décor était encore recouverte par des enduits de plâtre, laissant supposer que d’autres éléments pouvaient être conservés sous les couches plus récentes.

Une restauration menée dans le respect du patrimoine

Compte tenu de la fragilité des peintures, une première intervention de conservation a été réalisée en mars 2025. Elle a permis de consolider les limites des enduits peints, de redonner de la cohérence aux pigments devenus poudreux et de protéger les zones les plus fragiles.

Une seconde phase de restauration, menée à l’automne 2025, a permis de poursuivre ce travail : amélioration de l’adhérence des enduits peints au mur, dégagement de certaines zones et étude des différentes couches afin de mieux comprendre la chronologie des décors.

La restauration est aujourd’hui terminée. Le travail réalisé a permis de préserver et de mettre en valeur cette découverte exceptionnelle pour le patrimoine communal.

Un témoignage précieux de l’histoire de l’église

Cette découverte apporte un nouvel éclairage sur l’histoire de l’église Saint-Étienne et témoigne de la richesse du patrimoine ancien de Montferrier-sur-Lez. La restauration a également permis de mettre en évidence une similitude avec le travail d’un peintre italien daté de 1308, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de compréhension et d’étude de ces peintures.

Une plaque explicative installée dans l’église permet aux visiteurs de mieux comprendre la découverte et les travaux réalisés pour la préserver.

La commune poursuit ainsi son engagement en faveur de la sauvegarde et de la valorisation de son patrimoine, véritable témoin de l’histoire et de l’identité de Montferrier-sur-Lez.

Le Saint Roch de l'église Saint-Étienne

Saint emblématique natif de Montpellier en 1350, nous le retrouvons tout naturellement dans l’église Saint-Etienne de Montferrier, dans sa tenue de pèlerin et accompagné de son fidèle chien, à la fois pourvoyeur de nourriture (pain) et guérisseur de ce terrible mal qu’est la peste, attrapé par son maître.

Saint Roch est considéré comme un Saint guérisseur de toutes les pandémies humaines, également un protecteur des espèces animales.
Sa légende est restée vivace dans la mémoire des hommes jusqu’à nos jours, tant et si bien qu’il est devenu le Saint protecteur des vignerons lors de l’épidémie de phylloxera, ainsi que le patron de multiples confréries telles que les chirurgiens, les médecins, les dermatologues ou encore les fripiers, et dont le renom s’est étendu au monde entier.

La France et l’Italie lui vouent une admiration sans bornes pour son engagement auprès des pauvres, des malades et des laissés pour compte.
Invoquer Saint Roch est devenu un gage de guérison pour celles et ceux que se réfèrent à cet humble pèlerin.